23.08.2006
Les Ressources Humaines.
Ou je devrais plutôt dire, "les Ressources Inhumaines" afin de mieux coller à leur fonction. Je ne sais même pas pourquoi un service d'entreprise aussi hypocrite et pervers porte des majuscules dans sa désignation.
La raison de vivre du département RH:
Le service RH, quand il existe, est donc un des seuls services habilité à répondre aux candidatures des sans-emplois. Ces mêmes sans-emplois qui sont considérés comme les serfs au temps féodal. Les chômeurs ne sont que de la manne humaine, un amas de compétences, des CV aussi anonymes que les bulletins au cours d'un vote, ou même juste un numéro impersonnel dans un classeur.
Le cri:
Je ne suis pas un numéro !
Les faits:
J'ai un nom en haut de mon CV. Oui, en haut à gauche. Vous ne l'avez sûrement pas lu si vous ne vous en souvenez pas. Essayez au moins, chers recruteurs humains, de répondre quelque chose d'intelligent aux demandeurs d'emploi. Histoire de justifier votre salaire et vos 5 ans d'études.
L'originalité:
Tout le monde en a marre des réponses tirées du registre "Si vous n'avez pas été contacté d'ici 4 semaines, considérez votre candidature comme refusée". Là on ne sait ni le pourquoi du refus, ni quel mouton à cinq pattes, génétiquement modifiée, a été choisi, ni si notre CV a au moins été lu. Ayez le courage de signer vos réponses également.
Le temps perdu:
Vient ensuite la lettre de motivation. Je vous assure que c'est extrêmement frustrant de n'avoir aucune réponse quand on a passé un pénible moment à essayer de vous faire croire que l'on connaissait votre entreprise sur le bout des doigts. Non mais ne me faites pas rire. On s'en tape de l'activité de votre boîte ! On veut juste manger et payer son loyer. Accessoirement un emploi épanouissant est la bienvenue. A se demander si cela ne devient pas une option à la fin.
L'hypocrisie:
Vos annonces ridicules où vous êtes toujours le Numéro 1 mondial leader sur votre marché, on s'en tape aussi. Et les moutons à cinq pattes cela n'existe pas dans la Nature. Voir plus haut pour l'explication.
Le ridicule de la situation:
Le RH est au courant que dans les autres pays le recrutement est différent et que cela marche bien mieux ? "Hey oui, DRH mon ami", tu n'es peut-être pas très original et créatif dans ton travail. Je te défie de révolutionner le recrutement en France. A moins que tu ne soies occupé à lire les candidatures reçues.
La supercherie:
Arrêtez de vous comporter comme si vous étiez tout-puissant dans l'entreprise qui vous emploie. Certaines entreprises se passent très bien de vous alors ne fanfaronnez pas. Restez humble et dîtes vous que le candidat est votre client. Je ne m'en aperçois guère pour le moment.
L'ironie:
Avant recrutement le candidat n'est qu'un numéro. Après il devient le meilleur pote de tout-le-monde dans l'entreprise. Il vous faudrait peut-être garder votre ligne de conduite "avant", et "après" recrutement. Subitement, du jour au lendemain, notre nom est connu, nous sommes vénérés (j'exagère exprès) et l'entreprise ne peut plus se passer du recruté. Quel foutage de gueule !
Allez, je ne vous en veux pas tant que ça. Vous devez bien servir à quelque chose. Montrez le moi, ainsi qu'au reste des candidats.
A bon recruteur,
Pouêt pouêt
Note susceptible d'évoluer dans le temps.
20:43 Publié dans Emploi, chômage et triste réalité | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : DRH, RH, emploi, recrutement, employment, recruitment, sans
29.04.2006
L'anarchie blogique.
Un jour, une personne sage et avisée, me dit : "Avec l'avènement d'Internet, les Hommes n'ont jamais autant écrit que maintenant ".
Certes, l'écriture n'est plus réservée aux érudits et aux intellectuelles depuis l'arrivé d'Internet et des Blogs. Ce petit outil ultra démocratisé et accessible au moins dégourdi de l'informatique, permet enfin à tout le monde de libérer sa créativité débordante. Et ainsi naît l'anarchie blogique :
- Chacun raconte ce qu'il veut
- Chacun écrit avec ses mots.
Le contenu, j'avoue, est une affaire de goût et d'inspiration. Bien que certain soit autant inspiré que leur vie est dénué d'intérêt, le blog n'est ni plus ni moins qu'un support à biens des sujets. Passons...
Heureusement il me reste la forme à diffamer. Car il faut bien se rendre à l'évidence, ce que nous pouvons lire sur les blogs est parfois une honte à l'évolution de notre langue ! De plus en France, la complexité de notre langue est l'apanage de la reconnaissance sociale : Tu ne sais pas t'exprimer, tu es incompris. Tu ne sais pas écrire, tu es inculte. Tu ne sais pas parler correctement, tu es étiqueté et classé dans les bas fonds sociaux.
Un "s" oublié d'accord. Deux "s" omis ça passe. Mais tous les "s" des mots au pluriel, il ne faut pas exagérer ! " Ta maîtresse de Cours Préparatoire ne serait pas fière d'être citée !". S’ensuivent la conjugaison hasardeuse, l’orthographe massacrée, la syntaxe illisible, les phrases incompréhensibles, la grammaire bafouée et la richesse de vocabulaire limitée.
Ensuite viennent les adeptes de l'écriture SMS. Hey merde les gens ! Ca vous écorcherait les doigts de vous rendre compréhensible d'une simple lecture ? J'ai le souvenir d'avoir parcouru un forum dont le sujet me tenait particulièrement à coeur. Après 2h de lecture "SMS", j'avais le cerveau en ébullition et une haine vindicative à l’égard des blaireaux qui écrivent avec des abréviations phonétiques.
Enfin, la dernière chose qui m'horripile, est l'utilisation abusive des "LOL". Pour information, LOL signifie "Lough Out Loud". Et je ne compte pas le nombre d'individus qui s'évertuent à placer un LOL à chaque fin de phrase. Le smiley a son utilité, je reconnais que cela améliore l'expression écrite, si employé à bon escient. Mais le LOL à tout va est vraiment insupportable !
Bref, cette personne sage et avisée, dont je parlais au début, ne se rend pas compte que la langue française n’a jamais autant été utilisée et déformée que de nos jours.
A bon entendeur,
Bon vent !
13:25 Publié dans L'état de la Société | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
27.04.2006
Rendez-vous avec une femme.
Elle m'appelle pour me dire qu'elle s'est libérée d'un engagement et que nous pouvons nous voir un peu plus tôt. "Bien bien", je me dis, "elle est pressée de me revoir". Avec tension j'imagine comment cela va se dérouler. Le coeur empli d'appréhension j'arrive au lieu dit.
Elle est contente que j'ai pû, moi aussi, venir en avance.
Elle me demande si je vais bien et ce que j'ai fait ces derniers jours. Je lui retourne la question. Tout va bien.
Après nous parlons un peu de notre futur fonctionnement ensemble. De ma vision de l'avenir. Là elle est pas contente du tout et menace de me répondre par un rapport physique, rapide et douloureux. Je la calme et elle reprend son sang-froid.
Ensuite, elle souhaite me montrer quelque chose que nous évoquions à l'instant. Elle m'invite à la suivre dans une autre pièce, puis une autre, et encore une autre ; jusque dans une, très personnelle. Je lui dis que non, finalement, je ne veux pas.
Un peu agacée, elle abandonne et me demande de lui donner des nouvelles tous les soirs. Elle veut savoir ce que je fais et quand. D'accord.
00:00 Publié dans Choses de la vie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

